Ingénieurs et techniciens : les perles rares du marché

Publié le 14 juin 2012

 

Depuis le début de l’année 2011, PME et grands groupes cherchent assidûment des candidats aux fonctions techniques. Il n’est pas rare qu’un bac + 5 fraîchement diplômé reçoive plusieurs offres et les salaires d’embauche renouent avec les niveaux d’avant crise.

« Depuis le début de l’année 2011, le marché se tend, aussi bien sur les profils d’ingénieurs débutants que sur les profils de techniciens, débutants et confirmés » pose Page Personnel en préambule de son étude 2012-2013 « Fonctions & Rémunérations consacrée aux Ingénieurs et Techniciens (hors informatique et BTP) ». C’est vrai que les ingénieurs et techniciens n’ont jamais vraiment été violentés par le chômage. Les fonctions techniques s’en sont toujours tirées un peu mieux que les autres. Mais il ne faut pas croire que la crise de 2008 n’a laissé aucune marque. En 2009, les recrutements ont été revus à la baisse et du coup les salaires d’embauche aussi. Une année plus tard, le monde industriel déprimé reprend du poil de la bête. Tout a alors commencé, redémarré. Depuis le 1 er trimestre 2010, « les fonctions techniques (ingénieurs et techniciens) ont bénéficié d’un contexte favorable, attestant la reprise de confiance et le regain d’activité de nombreuses entreprises, PME et grands groupe », rappelle le cabinet de recrutement spécialisé sur les profils juniors. Depuis la tendance ne s’est pas démentie, si bien que l’année 2011 est marquée par une certaine tension sur ces profils. Il n’est pas rare, même plutôt banal, qu’un bac + 5 puisse faire la fine bouche en triant les propositions. Autre signe tangible de cette tension : pour attirer les ingénieurs juniors, les entreprises ont renoué avec les niveaux de salaires d’avant crise. Bref, les jeunes ingénieurs et techniciens sont désirés. Mais ils peuvent l’être encore plus. Certaines entreprises, certains secteurs sont plus aux abois que d’autres.

Le secteur de l’énergie

L’énergie, par exemple, est un secteur particulièrement porteur. Page Personnel parle même de secteur « tirant le marché ». « Les grands acteurs de l’énergie (pétrole, gaz, électricité) drainent vers eux de nombreux ingénieurs débutants, séduits par l’attrait technique des projets, le niveau de rémunération et les perspectives d’évolution » pointe l’étude. Les grands groupes du secteur peuvent d’ailleurs mettent sur la table des moyens conséquents pour attirer les jeunes : salaires, gros CE, et opportunités de carrière au sein du groupe.

Les PME et PMI

A côté, les PME et PMI rivalisent difficilement. Sans compter qu’elles ont moins pignon sur rue que les gros mastodontes. Et pourtant, ces entreprises de taille plus modeste constituent un bon filon. « Leur atout, méconnu des candidats, réside dans leur capacité à offrir des postes à responsabilités à des juniors n’ayant qu’une première expérience », indique le cabinet.

Recherche techniciens de maintenance

Les techniciens tirent aussi leur épingle du jeu. Tout d’abord, ils profitent des choix et réorientation des ingénieurs. Après une première expérience dans la technique, ces derniers sont nombreux à se réorienter vers des fonctions commerciales, financières ou de conseil offrant des salaires plus alléchants. Face à la pénurie, les entreprises, particulièrement les PME, élargissent le profil. Elles se tournent vers des diplômés de Master 2 ayant effectué un stage significatif ou encore des bac + 2 diplômés d’une formation spécialisée réputée.

Autre opportunité : les métiers de la maintenance et du service après-vente. Le monde industriel manque considérablement de techniciens pour ces fonctions. Du coup, pour attirer et maintenir le candidat, les entreprises offrent plus souvent des CDI et de belles opportunités de carrière aux candidats bac + 2.

 

Source : Emploi-pro.fr

Relai diffusion : Co-Efficience, cabinet de recrutement spécialisé à Lyon