TOP 3 DES PLUS GROS BAD BUZZ DE L’HISTOIRE DU RECRUTEMENT

Parfois, les opérations de communication n'ont pas l'effet escompté, à l'image de celles qui vont suivre ci-dessous qui vous laisseront sans voix ...

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« Le bad buzz, c’est quand le bruit médiatique devient négatif et dangereux pour la marque, le service, le produit, l’événement ou la personnalité. » Les réseaux sociaux en étant le support parfait, le bad buzz provoque une crise communicationnelle en interne comme en externe, une crise structurelle (discrédit d’un produit et/ou d'un service), voire une crise émotionnelle (éthique, morale ou affective). Conscientes de la rapidité à laquelle circule l’information de nos jours avec Facebook, Instagram et Twitter, les entreprises ont décidé de provoquer intentionnellement des « mauvais coup de com’ » afin d’attirer de la lumière sur leur activité et gérer leur e-réputation. Toutefois, le doute subsiste parfois quant à la maîtrise des exemples d’opérations de communication, en témoigne celles qui vont suivre …

1 – « This is the job »

Le monde du recrutement regorge de surprises, à l’image de plusieurs agences Pôle Emploi qui ont organisé des sessions de recrutement largement inspirées de l’émission « The Voice » qui n’est autre qu’un concours de chant télévisé. Le principe est simple : assis sur des fauteuils rouges, trois recruteurs tournent le dos à un candidat demandeur d’emploi qui devra répondre aux questions du jury. Si l’un des employeurs est séduit par le profil, il devra se retourner et appuyer sur un buzzer pour le prendre dans son équipe. Le but de cette pratique réside dans le fait de ne pas juger sur le physique mais uniquement de par les compétences et qualités que présentera le candidat en audition. Toutefois, ce n'est pas forcément l'effet escompté qui prime, à l'image du ressenti des participants de "The Job" : «Les candidats de The Voice font le choix de participer à l’émission. Là, on parle de personnes qui sont au chômage, parfois depuis longtemps. Trouver un travail c’est une nécessité, pas un jeu. » affirme un candidat qui n'a pas apprécié ce jeu de rôle. Bad buzz énorme de Pôle Emploi dont les hauts dirigeants se désolidarisent des agences locales qui ont pu mener à terme ce projet de recrutement quelque peu original. De quoi se poser des questions sur les façons de recruter de la plus grande enseigne nationale de recherche d’emploi …

2 – « Pour avoir un stage, achetez d’abord notre sac »

On élève le niveau avec la marque italienne Carpisa qui a lancé une opération marketing quelque peu particulière. Afin de dénicher un candidat plus que motivé pour un stage rémunéré au service marketing, le maroquinier a posté une annonce sur les réseaux sociaux où l’on peut y lire : « Achetez un sac et gagnez un stage dans notre entreprise". Pour que l’entreprise valide la candidature, les postulants devaient accompagner leur lettre de motivation avec une preuve de l’achat d’un sac vendu entre 25 et 150 euros. Sur les réseaux, l’indignation fait rage, qui plus est dans un pays où le taux de chômage des jeunes est au plus haut (16,7% des moins de 25 ans et 32,4 des 25-29 ans). Bad buzz là encore, avec un concept de concours très limite où il faut payer pour candidater à un stage. Cerise sur le gâteau : l’entreprise italienne ne rembourse pas le sac pour tous les candidats qui ne seraient pas retenus pour le poste. Quelques semaines passent et Carpisa s’excuse dans un communiqué pour avoir traité le thème qu’est le travail avec une telle « légèreté ». Toujours est-il que l’opération n’a pas été stoppée les jours qui ont suivi le bad buzz …

3 – « Recherche bombe atomique pour stage en centrale nucléaire »

Vous pensiez avoir tout vu, que l’on était arrivé à un stade assez avancé dans le bad buzz, que le point de non-retour n’existait pas dans cet univers très formel qu’est le monde du recrutement ? Et bien si. La palme d’or du plus grand bad buzz du recrutement revient à l’entreprise Temelin, le plus grand producteur d'énergie de République Tchèque, qui a organisé un recrutement de stagiaire uniquement basé sur le physique. Grande polémique à travers le pays lorsque la société publie une offre de stage où les critères de sélection sont plus que tendancieux : la talentueuse stagiaire devait être « jeune », « belle » et ouverte à la « compétition avec d’autres concurrentes ». Une dizaine de femmes a été retenue avant que le sujet explose dans la presse nationale. Et le vice va plus loin : « Une séance photo a ensuite été organisée par la société, dans une des tours de refroidissement de la centrale [...] Les candidates ont posé en bikini, très déshabillées, pour être notées sur le site internet de leur future boîte, par les visiteurs. » « Sexiste, scandaleux, indigne » sont autant d’adjectifs qui pleuvaient par centaines sur les réseaux sociaux. Les dirigeants de la centrale Temelin ont donc dû s’expliquer en justifiant que ce recrutement avait été « mal interprété » : l’idée était juste de « rendre l'éducation technique plus populaire ». Sans doute pas la meilleure excuse du monde pour justifier un tel acte …